Projet culturel en espace public: ACMUR à la manoeuvre

30/07/2018

Depuis quelques années, le Collectif Arts, Clowns, Marionnettes et musiques dans nos Rues (ACMUR) organise des formations pour les acteurs artistiques et culturels, notamment sur le champ des techniques artistiques.

 

 

"En 2017, nous avons décidé de créer une structure interne à ACMUR entièrement dédiée à la formation mais avec, cette fois, une orientation sur les formations administratives et techniques dans le champ culturel et avec vocation d’intervenir à l’échelle nationale et sous régionale. Cette structure, le CRAEP (Centre Régional d’arts en espace public) a déjà organisé des formations sur l’écriture de spectacles, d’administrateur de structure culturelle, d’organisation d’évènement en espace public", explique d'emblée Philippe Chaudoir, coordinateur des ateliers du Collectif. 

 

 

En effet, en 2017, ACMUR a installé les bases d’un centre d’incubation de compétences dans les domaines des arts dans l’espace public à travers un atelier sous régional tenu à Bobo-Dioulasso.

Cette année, deux nouvelles formations sont prévues, l’une sur le développement et la gestion de projet culturel, l’autre sur la régie de spectacles en espace public. Soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la première session de formation se déroule du 30 juillet au 6 août 2018. Elle se tiendra, en partie, au Centre Napam Béogo à Ouagadougou et alternera des journées de formations délocalisées sur des sites culturels pertinents. Encore cette année, les ateliers du Collectif ACMUR rassembleront à chaque session, au moins, une douzaine de porteurs de projets culturels venus du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Togo, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso, a fait savoir le directeur artistique, Boniface Kagambega.

 

À noter que le présent atelier rassemble 18 participants, notamment 4 du Burkina et 14 autres venus du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Tchad. Il verra également la participation de la Directrice adjointe du Centre National des arts de la rue et de l’espace public de Villeurbanne, en France. Elle s’appuiera  sur des retours d’expériences d’acteurs burkinabè dont les projets sont reconnus, tel que le centre Boamani à Koubri, la Cour du Naaba à Paongo et Napam Béogo à Gounghin.

 

Le programme de la première session de formation porte sur cinq points centraux :

1- Comprendre le fonctionnement, l’administration et l’économie des Politiques Culturelles

2- Analyser l’économie et les financements d’un projet culturel en croisant des financements publics, privés et participatifs

3- Positionner son projet au regard des relations culturelles internationales

4- Développer une stratégie de communication et de marketing, autour de l’image du projet et de ses porteurs

5- Gérer son projet, en particulier du point de vue méthodologique.

 

 

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