Arts dans l’espace public : ACMUR pose de grands jalons

29/10/2017

Contribuer à l’installation de bases d’une réelle démocratisation des arts dans l’espace public et poser les jalons d’un centre d’incubation de compétences dans les domaines des arts dans l’espace public, c’est en cela qu’a constitué une série d’activités organisées par le Collectif ACMUR de Juin à Octobre 2017 au Burkina Faso et au Mali.

 

 

 Le top de départ avait été donné à travers un atelier de formation du 12 au 20 juin 2017 à Bobo-Dioulasso. Premier du genre en Afrique de l’Ouest, il avait regroupé 10 acteurs culturels venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso. En effet, initié par le collectif ACMUR avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), cette première activité, d’une grande série, avait permis à ces différents participants, à travers le thème « Ecriture de spectacles en Espace Public » de s’outiller dans une approche contemporaine de conception de projets culturels. L’un des formateurs, Camille Amouro n’avait d’ailleurs pas manqué de manifester sa satisfaction. « En constatant avec ACMUR qu’en Afrique francophone il est possible de travailler de cette manière ça me donne beaucoup d’espoir. C’est une semence qui va permettre un bon en avant dans la vision de la fonction de l’artiste en Afrique », s’était-il réjoui.

 

 

A la suite de Bobo-Dioulasso, en août, cap a été mis sur Bamako où, Boniface Kagambega et Philippe Chaudoir, respectivement Directeur artistique et Responsable des formations d’ACMUR, sont intervenus pour animer une autre formation sur le thème « Créer et organiser un évènement en espace public ». Pour cette partie, il s’est agi de montrer les réalités pratiques et les contraintes liées à la mise en œuvre de projets culturels dans l’espace public. Organisée en collaboration avec l’association Art Marionnette Musique Clown Danse dans nos rues (AMMCDR), cette étape de Bamako a également été l’occasion au mois d’octobre pour une formation autour des femmes marionnettistes de la sous-région ouest-africaine. 

 

Une conclusion en beauté

 

 

 

Débutée en juin et ayant durée plus de 5 mois, cette série d’activités a connu son apothéose avec une combinaison d’actes dont la formation d’administrateurs de structures culturelles. Ce dernier atelier tenu sous le thème « Administrateur de structure culturelle en espace public », a été guidée par le Coordinateur de la Fédération Française des Arts de la Rue, Jérôme Naissant.

 

A la suite de cette dernière formation qui a pris fin le 28 octobre 2017 au Centre Siraba de Bobo-Dioulasso,  le collectif ACMUR et ses différents partenaires dont l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Institut Français et le Centre Siraba, ont procédé à la célébration de la Journée internationale des Arts de la rue.

Entre autres animations de cette commémoration, ils ont procédé à une remise de diplômes aux différents participants, à l’organisation d’une parade et d’une soirée avec diverses prestations et activités récréatives : installations, cirque, danse, concert, etc. Et, le point marquant de cette célébration a été le lancement officiel du Réseau africain des festivals d’arts en espace public, le « Réseau ma rue ».

 

En effet, ce réseau, selon ses initiateurs est une organisation qui « rassemble des festivals venant de toute l'Afrique dans le but de mutualiser les compétences de chacun et pour mieux faire entendre la place de l'art dans l'espace public auprès des partenaires ». Ce réseau qui avait été créé lors de l’atelier de Bamako se donne donc pour mission concrète de permettre la mutualisation des expériences de ses membres et de faciliter le partage de productions, ont-ils fait savoir.

 

Un réseau de trop ? Non, car « la nécessité de ce réseau est apparue de plus en plus grande, en particulier pour travailler à la professionnalisation des acteurs de ce secteur et mieux le faire reconnaître » peut-on retenir.

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