Kidal: La cité des Ifoghas

05/10/2017

Pour grand nombre de nos jours, l’appellation Kidal  s’allie aisément à la crise qui secoue le Nord-Mali depuis mars 2013. Jadis, véritable destination touristique avant cette période, la localité, également appelée la cité des Ifoghas, est devenue presque l’ombre d’elle-même. Véritable lieu de villégiature pour les amoureux du désert, Kidal mérite de retrouver son lustre d'antan. Avec le concours de nos amis de l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie (OMATHO) allons à la découverte de cette contrée du Mali.

 

 

 

La région de Kidal est la huitième selon le découpage administratif du Mali. Située à la lisière du désert saharien, elle s’étend sur 260 000 km2 et recouvre principalement le massif de l’Adrar des Ifoghas, d’où son nom de cité des Ifoghas. Sa capitale est la ville de Kidal.

 

A la quête de l’ombre des palmeraies, les tribus touarègues Kel Adagh qui la composent essentiellement, vivent en nomades entre les oasis et les oueds. D’une population estimée à 42 386 habitants en 2012, on y trouve en majorité les Kel Tamacheq, ethnie nomade d’origine berbère, les Bella, les Songhay et quelques Arabes. C’est le principal centre du Tifinagh, une des plus anciennes écritures en Afrique subsaharienne dont on trouve des variantes dans tout le Sahara.

 

Les Touaregs, appelés hommes bleus, sont les maîtres dans ce désert au nord du Mali. Avec une richesse archéologique, lithique et minéralogique, Kidal, à travers quelques sites touristiques et son artisanat, donne à voir les gravures rupestres de l’Adrar datant du Moyen-Age, le site d’Asselar (lieu où fut découvert l’un des ancêtres de l’humanité), etc. 

 

 

L'art et l'artisanat

 

L’artisanat, quant à lui, riche et varié, se caractérise par les bijoux d’argent, les sacs en cuir et en laine et le légendaire sabre arabe. On y découvre également la tente touareg qui fait la fierté des populations de cette partie du Mali. Sur le plan des arts, cette région du nord-Mali est le berceau d’un groupe musical de renommée internationale appelé les Tinariwen. Comme manifestation culturelle on y retrouvait chaque année, avant les évènements de 2013, à Essouk, le réputé festival du désert.

 

Vivement donc que Kidal retrouve sa quiétude et son lustre d'autrefois afin de permettre aux nombreux amoureux des arts et de la culture à travers le monde de fouler à nouveau cette localité.

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Partenaires

    Vous aimez notre plateforme? Merci de faire un don pour contribuer à son développement !

© OtherSide Africa 2018 par Belélé Jérôme William